SLOT-MONTMARTRE
Accueil arrow Accueil arrow Revue de presse arrow Classic&Racing : Rififi à Montmartre
Présentation
Qui sommes nous ?
La piste
Connexion
Pilotes connectés
Aucun utilisateur enregistré en ligne
Menu
Accueil
Revue de presse
Liens
Nous contacter
Copyright
Classic&Racing : Rififi à Montmartre Convertir en PDF Version imprimable
Soumis par Henri   
31-12-2004

Dans la superbe revue Classic&Racing en vente chez les bons libraires jusq'au 25 Février

 

 Un très bel article de Jean-Louis Basset (Journaliste motard ducatiste ami de Jarno) agrémenté de superbes photos de Gérard Planchenault (Photographe professionnel qui a photographié la galerie des glaces à Versailles et affronté les ours polaires en Sibérie)

 

 


 

RIFIFI

A MONTMARTRE

TEXTE :
Jean-Louis Basset

PHOTOS 
GérardPlanchenault
/DamienGoube
t

Jean Louis Basset

 

 

 

 

Le Mans Classic ou le Goodwood Revival sont des énements extraordinaires qui donnent le frisson à pas mal d'entre vous. Mais si vous désirez vous tirer la bourre aux commandes d'une Ferrari 512 S Berlinetta sans vous ruiner, pensez à faire un tour dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

" Y'a du baston et de la casse sur la piste"


 Loin des vociférations des joueurs de squash, les pilotes se concentrent sur les trajectoires. Il faut avouer que les voitures vont très vite et qu'il est facile de se laisser emporter sur un freinage un peu optimiste

Etourdissant !

Mais, c'est possible, je venais de dénicher une bande de s du Slot Racing en train de préparer la prochaine édition de leur championnat classique. Pour en savoir plus sur ces pilotes de 917, 512 et autres T70 et GT40, j'ai rencontré le « Docteur Scalex », dont le surnom souligne égamment les compétences médicales ainsi que ses connaissances en matière de petits bolides à propulsion électrique.

L'ODEUR DES SCALEX

«Au début des années soixante, le père Noêl  m'a offert un des premiers circuits Scalextric apparus en France. Ca m'a tellement plu que j'ai dù y "jouer" jusqu'à 19 ans sous l'œil inquiet de mes parents » explique le toubib. « A l'époque, il y avait un réel engouement pour le Slot Racing avec de très nombreuses courses nationales et au moins trois grandes pistes à Paris. Et, brutalement, tout s'est arré du jour au lendemain et je suis passé à autre chose. » Mais le Docteur Scalex était quand même du genre à affronter la côte Lapize en Mobylette pour aller admirer les bolides à Monthléry.

Sur la piste, une 512 S a des problèmes... ça sonne pas clair et on démonte. « C'est normal. Le plaisir réside également dans le fait de préparer ses autos », explique le bon Docteur Scalex. 

« Quelques années plustard dans une bourse dchanges de 1/43e, ie suis tombé sur un lot de voitures et de bâtiments, reprend-il. Les vieilles Scalex dégagent une certaine odeur et je me suis remis là-dedans en recherchant ce que j'avais eu quand j'étais gamin ou, au contraire, ce que je n'avais pas pu m'offrir. J'ai continué en montant une piste pour mon fils, un alibi en ton.»

Le temps passe, les enfants grandissent et un vent nouveau souffle d'Espagne. Des marques comme Fly et Ninco présentent des modèles très réalistes qui embrasent littéralement l'esprit des grands... et des petits aussi ! Bref, ça repart comme en 14 et le Docteur Scalex reprend les manettes au Racing Center, un club parisien qui offrira momentanément une grande piste en bois et une piste en plastique, avant d'atterrir au Squash Montmartre. Et d'y rester depuis une dizaine d'années, peut-tre à cause de son ambiance conviviale

NUIT D'IVRESSE

Après un échauffement au Bon Coin où nous gustons un Talbot 1998, la séance peut buter. Ouverture des valisettes, vérifica­tion en règle des bolides, montage de pneus neufs, etc. Intox et mauvaise foi sont au ren­dez-vous pour les quelques tours de mise au point que chaque pilote s'autorise. Quand tout le monde est (presque) prêt, la premiè­re course se met en place. Le départ est donné et les bagnoles avalent littéralement chaque bout droit dans un vrombissement de frelon. Le baston bat son plein sur la piste 10 voitures peuvent s'affronter et se doubler grâce au changement de file (le fameux système Davic). Comme l'atteste le chrono­mètrage au 1000e de seconde (gràce aux puces électroniques embarquées dévelopes par le club du Chesnay),
on n'est pas là
pour rigoler. Et personne ne rit, surtout pas les ramasseurs qui voient débouler trois Ferrari 512 en formation, poursuivies par quelques Porsche 917


  1. Vous l'ayez ré. Fly l'a fait. Après avoir Heurté la Ferrari 512M de Donohue-Hobbs, la 917 Gulf, pilotée par Pedro Rodriguez et Jackie Oliver, va repartir des stands pour terminer 4e des 12 Heures de Sebring 1971
  2. De petits outils spéciaux,comme ce petit tournevis dynamometrique,sont nécessaires à la préparation des autos.Ce tournevis assure le bon serrage des roues sur un axe spécial
  3. Cet extracteur permet de modifier la démultiplication finale de la voiture en changeant le pignon

PIED AU PLANCHER 

Un bon pilote doit savoir gérer sa course. Il faut savoir garder un rythme, rester concen­tré et surtout ne pas s'énerver. Certains slot racers se souviennent d'une voiture qui a fini écrasée sous le pied rageur de son pilote, sorti par un attardé !!! « C'est rarement celui qui va le plus vite sur un tour qui remporte la course. Le bon pilote se doit également d'être un bon technicien capable de s'acharner sur le moindre détail ». Et, d'après le Docteur Scalex, on sent vraiment la différence au pilotage. « Une voiture mal réglée va tressauter à l'accération, va rentrer moins vite en virage ou sortir plus facilement de la piste. Nous retirons également les aimants en le remplaçant par du lest avec un poids minimum de 80 grammes. Il suffisait de baisser l'aimant d'un dixième de millimêtre et la voiture était scot­chée au sol. En plus, on ne pouvait pas vérifier la puissance de l'aimant ».

Alors, certains arrivent avec des mallettes pleines de petites pièces et de grands secrets, ça laisse présager de l'ambiance. « C'est sportif, on ne joue pas au train électrique en se gargarisant sur la beauté du réseau et du alisme des sapins. Y'a de la bagarre sur la piste et de la casse ».

D'ailleurs, chaque épreuve est gée par un directeur de course, assisté de ramasseurs qui gèrent la « propreté» de la piste. Il n'est pas rare que le Chef inflige des « stop and go » aux pilotes un peu trop virulents... A l'ar­rivée, la conformité des bolides est vérifiée (passage sur la balance pour les vainqueurs et vérification de l'intégrité des voitures qui doivent conserver leurs ailerons, rétros et autres petits accessoires). Tous les jeudi, ça sent la poudre rue Achille Martinet.


Docteur Scalex, Jacques dit "Cyano", Jean-Philippe et Jéme...
Quelques uns des énergumènes qui animent les jeudi soir du Squash Montmartre. 

IN THE MOOD FOR SLOT...

Boss du Squash Montmartre, Fabrice Mestrot a connu l'âge d'or du slot, celui où les meilleurs pilotes US étaient des vedettes à part entière, celui où Jim Clark ne rechignait pas à piloter un de ces petits bolides, celui où les voitures avaient des performances ahurissantes.

Collectionneur dans l'âme, Fabrice suivait l'engouement du Scalextric dans les bourses d'échanges et décidait, il y a dix ans, de  remplacer le billard du squash par une piste de slot classique (sans changement de voie à l'époque)

Unique piste fixe en région parisienne, ce circuit de 32 m de développement s'est rapidement fait connaître et rassemble aujourd'hui quelques passionnés pour des réunions hebdomadaires et des courses endiablées. Si le Slot vous titille, voitures et poignées sont à votre disposition pour découvrir les sensations de ce "sport" qui requiert un certain flegme, Et puis pour pénétrer toutes les arcanes du Slot Racing sur le web, le plus simple reste de taper « Slot » sur un moteur de recherche performant.

Dernière mise à jour : ( 06-12-2005 )
 
Suivant >